Freud
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FREUD
de Auteur inconnu


SOMMAIRE

1.     Naissance de la psychanalyse.. 1

2.     La méthode.. 2

2.1.      Analyse, règle fondamentale et disgression fondamentale.. 2

2.2.      La résistance.. 2

2.2.1.      Formes de résistances : 2

2.2.2.      Travail avec la résistance, la perlaboration. 2

2.3.      Interprétation.. 2

2.3.1.      Tout d’abord les rêves. 3

2.3.2.      Moment de l’interprétation. 3

2.3.3.      L’interprétation sauvage. 3

2.3.4.      Que faire avec ceux pour qui l’interprétation n’est pas possible dans un premier temps. 3

3.     Matériau inconscient.. 3

3.1.      Le rêve.. 3

3.1.1.      Description. 3

3.1.2.      Les trois types de rêves. 3

3.1.3.      Les mécanismes du rêve. 4

3.2.      Oublis et lapsus.. 4

4.     Théorie de la libido.. 4

4.1.      Sexualité infantile.. 4

4.2.      La contre partie du passage à l’acte.. 4

5.     Interprétation.. 5

5.1.      Le travail d’interprétation.. 5

5.2.      La censure.. 5

5.3.      Jung et l’interprétation des rêves.. 5

6.     Le transfert.. 5

6.1.      Définition, notion clé.. 5

6.2.      Les deux formes de transfert. 5

6.3.      Névroses de transfert. 5

7.     Structure de la psyché.. 5

8.     Autres courants psychanalytiques.. 6

8.1.      C.  JUNG. 6

8.2.      Alfred Adler (1870 – 1937) 6

8.3.      H. Rivers.. 6

8.4.      Autres techniques.. 6

1.Naissance de la psychanalyse

Freud et Breuer travaillaient sur un cas d’hystérie. Breuer utilise l’hypnose. Au cours des séances, le malade se rappelait des épisodes très lointains de son enfance. Chose encore plus importante, le souvenir de ces épisodes s’associait à la disparition des divers symptômes hystériques. Breuer en parla à Freud, qui rentrait alors d’une conférence sur l’hystérie par Charcot. Le problème qu’affronta Freud, d’une manière radicale et qui l’amena à créer ultérieurement la psychanalyse était, en substance, celui-ci :

Comment peuvent subsister des souvenirs dont nous ignorons totalement l’existence et qui, cependant, sont toujours susceptibles de provoquer des troubles suffisamment graves parfois pour qu’ils empêchent le déroulement d’une vie saine ?

Mais Freud s’aperçut bien vite que l’hypnose ne suffisait pas à résoudre le problème. Les résultats étaient trop transitoires et les troubles finissaient toujours par réapparaître. D’autre part, le médecin, malgré lui, influençait le comportement du patient. La réponse lui fut fournit par les rêves. Indubitablement, ils étaient en contact avec les aspects les plus secrets de la psyché humaine.

2. La méthode
2.1.           Analyse, règle fondamentale et disgression fondamentale

La règle fondamentale en psychanalyse est de laisser son imagination vagabonder et dire absolument tout ce qui nous passe par la tête en réponse à des mots, des phrases ou des idées du psychanalyste. Bien sûr cette règle n’est jamais respectée, mais lorsqu’elle ne l’est pas cela signifie que l’analyste vient de toucher un point essentiel. Ainsi on peut dire que la pratique psychanalytique repose précisément sur la transgression de sa propre loi fondamentale.

Remarques : Patients incapables de faire des association

·      Les psychosomatiques

Les patients incapables d’associer à ce point dont des personnalités très profondément perturbées. Chez eux s’est produit un « court circuit » entre le conflit psychique et son expression mentale. Au lieu que le symptôme se traduise par des symptômes psychiques, il se traduit par des maladies physiques : c’est ce qui caractérise le patient psychosomatique.

·      Les psychopathies

D’autres sont incapables de mentaliser leurs tensions psychiques. Ces tensions deviendront des organisations à expression psychopathique. Ces individus ont, comme solution à leur tension psychique, le passage à l’acte agressif et destructeur.

·      Les psychotiques

L’impossibilité d’observer la règle fondamentale est dûe à la résistance, pierre angulaire de la thérapeutique.

2.2.           La résistance
Def (Laplanche & Pontalis) : On donne le nom de résistance à tout ce qui, dans les paroles de l’analysé, s’oppose à l’accès de celui-ci à son inconscient. Tout ce qui entrave le travail thérapeutique sera appelé résistance.

2.2.1.    Formes de résistances :
·      Consciente : Silence, pas de communication. Le patient ne veut pas aborder un sujet désagréable

·      Préconsciente : Parle d’une manière désaffectivée. Discourt stéréotypé, monotone. Le sujet se défend en banalisant pour éviter de ressentir sa propre émotion. Il arrive aussi que le patient parle d’une façon logorrhéique[1] afin de masquer son embarras. Enfin, parfois le patient ment.

·      Inconsciente : Lorsque le patient est toujours content de ce qu’on lui dit. Ainsi le patient qui ne manifeste aucun émoi négatif et qui aurait des raisons de le faire résiste sans le savoir.

2.2.2.    Travail avec la résistance, la perlaboration

La perlaboration est le processus par lequel l’analysé intègre une interprétation et surmonte les résistances qu’elle suscite.

·      Pour analyser une résistance il faut tout d’abord la faire connaître

·      Démontrer qu’il s’agit d’une résistance

·      Ensuite chercher à élucider ses motifs et ses modalités (Déceler les affects, les sentiments douloureux etc.)

·      Interprétation de cette résistance (mettre à jour le fantasme ou le souvenir refoulé responsable de la résistance).

2.3.           Interprétation
Dans la théorie freudienne, l’interprétation tient une place tellement centrale qu’on pourrait caractériser la psychanalyse par l’usage de l’interprétation. C’est un acte de parole.

Il s’agit de comprendre le sens caché (latent) d’une conduite, d’un fantasme donc de le restituer dans la dynamique inconsciente propre à chaque sujet.

Rq : Quoiqu’il en soit de ses limites, l’interprétation des rêves restent encore aujourd’hui la voie royale qui mène à l’inconscient du sujet.

2.3.1.    Tout d’abord les rêves
Le problème est de savoir s’il faut les interpréter complètement. Or le patient est susceptible d’en apporter tellement que cette tâche devient impossible. L’analyste se voit forcé d’admettre que cette sorte de richesse de matériaux n’est que l’expression d’une résistance… Le patient fuit sa situation conflictuelle actuelle en n’évoquant que du matériel imaginaire. La cure risque de perdre tout contact avec la réalité présente. Pour Freud, l’interprétation des rêves doit rester subordonnées aux buts thérapeutiques.

2.3.2.    Moment de l’interprétation
Interpréter revient à amener à la conscience, chez le patient, des émois et des représentations dont il n’avait pas connaissance. Tout l’art de l’analyste-interprête est donc de savoir attendre le moment opportun où le patient sera apte à recevoir une signification nouvelle de sa conduite ou de son discours. Mais comment déterminer le moment favorable ?

Il s’agit d’évaluer, pour un matériel donné, la distance entre le conscient et l’inconscient du patient. Postulons que l’interprétation sera efficiente si la distance est suffisamment réduite pour que l’interprétation fasse effet de pontage.

On appréciera cette distance en observant les infiltrations primaires dans le comportement du patient (lapsus, acte manqué etc.) et plus encore la concordance de phrase entre le ressenti de l’analyste et les associations du patient.

2.3.3.    L’interprétation sauvage
« En révélant aux malades leur inconscient, on provoque toujours chez eux la recrudescence de leur conflit et une aggravation de leur symptôme ». Jeter brutalement à la tête du patient les secrets que le thérapeute a cru deviner entraînera l’inimitié du malade et sa fuite.

Toutefois l’interprétation sauvage serait nuisible à la cause de la psychanalyse qu’elle tend à discréditer dans l’opinion publique mais pas vraiment pour le patient.

2.3.4.    Que faire avec ceux pour qui l’interprétation n’est pas possible dans un premier temps.
User de la construction freudienne qui a pour but de suppléer la fonction d’interprétation et d’aboutir à la prise de conscience de son histoire infantile. Cette histoire peut-être difficilement accessible d’où la construction à partir de bribes de souvenirs, d’association etc. on reconstruit l’édifice. Pour ne pas imposer sa vison au sujet Freud propose l’utilisation dynamique des constructions : « L’analyste achève un fragment de construction et le communique à l’analysé pour qu’il agisse sur lui à l’aide du nouveau matériel qui afflue il construit un autre fragment »

de toute façon, dit Freud, « au pire elle risque (l’histoire reconstruite incomplète ou définit par l’élaboration et la liberté fantasmatique du patient) comme l’interprétation sauvage, d’avoir un effet bénéfique sur le patient.

3. Matériau inconscient
3.1.           Le rêve
3.1.1.    Description
·      Le rêve est utile pour le rêveur, il est le gardien du sommeil (par exemple un besoin externe est intégré au rêve afin que le dormeur ne s’éveille pas).

·      Il y a un contenu manifeste, ce dont le rêveur se souvient, et un contenu latent à l’origine de la production du rêve..

·      La démarche psychanalytique affirme que sous les apparences il y a des émois, des désirs, des pulsions inconscientes qui, par le « travail du rêve » ont amené la production manifeste. Le travail du rêve consiste à transformer le contenu latent du rêve en représentation suffisamment acceptable par le conscient. Si le travail du rêve échoue, il y a rêve d’angoisse et cauchemars : c’est qu’il n’y a pas eu suffisamment de transformation.

3.1.2.    Les trois types de rêves
Selon Freud on peut distinguer trois catégories de rêves, ceux ci se différencient en fonction du degré de rationalité et de vraisemblance de leur contenu.

·      Le premier type sont des rêves simples comme font les enfants. Ils sont aussi appelés « rêves clairs ».

·      Le deuxième type sont les rêves « raisonnables ». Ils paraissent avoir une certaine cohérence logique mais le rêveur s’interroge tout de même sur son sens.

·      Le troisième type sont les rêves « obscurs », ils sont incohérents, absurdes. Ce ceux auxquels la psychanalyse s’interresse en priorité car ils mettent en scène des problèmes importants.

3.1.3.    Les mécanismes du rêve
3.1.3.1. L’idée
Il s’agit d’analyser comment le contenu manifeste a été fabriqué à partir du contenu latent, mettre à jour les procédés qu’utilisent le sujet pour faire le travail du rêve.

En fait les mécanismes qui interviennent dans la formation des rêves sont les mêmes que ceux qui fabriquent les symptômes psychopathologique. La continuité entre phénomène normaux et phénomène pathologique est une grande idée freudienne qui a révolutionné la manière de comprendre la maladie mentale.

3.1.3.2. Les mécanismes à l’œuvre
·      La transformation des idées en images. Freud postule que les idées ne sont pas uniquement des concepts mais aussi des désirs (pensées du rêve = latent). Dans l’interprétation on remontera de l’image à la pensée. Un certain nombre de ces images sont des symboles. En effet les images représentant les désirs ne sont pas choisies au hasard, elles arrivent inconsciemment par des chemins déjà tracés.

·      La condensation (ou compression). Dans le rêve les pensées du rêve (latent) sont beaucoup plus nombreuses que les images du contenu manifeste. Ce processus réalise des images en quelque sorte hybrides. Les images hybrides ont souvent une apparence grotesque et incompréhensible.

·      Le déplacement d’une représentation ou d’un affect sur un autre. Le rêve renverse l’importance des éléments mis en scène : ce qui est très important se déplace sur un élément insignifiant du contenu manifeste. Ainsi les détails du contenu manifeste seront révélateurs du contenu latent le pllus important.

·      La dramatisation, le rêve est joué comme une représentation dans laquelle chaque personne, objet ou image ont une signification.

3.2.           Oublis et lapsus
Les ratés de l’action ou des discours révèlent ce que leur auteur entendait soigneusement protéger. On oubli un nom pour oublier un autre contenu qu’on veut garder refoulé, on oubli le nom qui lui est lié par un lien associatif. De même pour les actes manqués qui attestent que le résultat visé d’un acte n’est pas atteint.

Le lapsus et les actes manqués sont le produit du conflit entre deux intentions, l’une manifeste, l’autre refoulée. Ils sont la résultante, le compromis entre l’agir ou le dire et une force antagoniste qui, elle aussi, veut s’exprimer et qui utilisera l’erreur dans le langage ou l’action.

La résultante de ces forces produit les manifestations dont on vient de parler mais aussi le rêve et les symptômes névrotiques.

4. Théorie de la libido

4.1.           Sexualité infantile
Freud fait observer l’omniprésence durant l’enfance d’une pulsion sexuelle essentiellement auto-érotique, d’abord orale, puis anale et enfin génitale. L’enfant présente des conduites exhibitionnistes, voyeuristes, masochistes et sadiques. Freud viendra à le définir comme un pervers polymorphe potentiel. Il abolit ainsi la frontière entre la sexualité des anormaux (les pervers) et la sexualité normale et affirme que l’enfant est conscient de son sexe bien avant la puberté.

Les recherches psychanalytiques ont ainsi permis de mettre en évidence quatre grands stades de développement sexuel et psychique. L’échelonnement de ce développement psychosexuel et l’existence de véritables « charges » sexuelles chez l’enfant commencent à donner l’explication de la structure psychologique à la base de nombreuses maladies nerveuses (complexe d’oedipe qui amène l’enfant coupable à refouler ses charges agressives dans son inconscient).

4.2.           La contre partie du passage à l’acte
Freud introduit une notion clé : La névrose serait le négatif (comme en photo) de la perversion, plus précisément, l’étude des perversions « positives » donne exactement la contre partie des névroses c’est à dire les traits de sexualité considérés comme anormaux se retrouvent chez les névrosés sans qu’ils s’expriment, ils sont à l’origine de la création de symptômes d’inhibition et d’angoisses. Chez les pervers au contraire, ils sont affichés et mis en acte.

Mais le passage à l’acte n’est pas préconisé ! Il ne s’agit pas de libérer l’individu du principe de réalité mais de l’amener à concilier le principe de plaisir et le principe de réalité. Chaque individu doit réussir à réaliser un équilibre harmonieux entre ces deux principes, tel est le but de la psychanalyse freudienne.

5. Interprétation

5.1.           Le travail d’interprétation
Pour retrouver le contenu latent à partir du contenu manifeste il fallait donc faire le travail inverse du « travail du rêve » ce que l’on appelle le « travail d’interprétation » qui est exactement son opposé. Le travail d’interprétation repose sur la technique de libre association.

5.2.           La censure
Le travail d’interprétation invitait à la question suivante : Pourquoi donc le rêve ne peut-il pas représenter de manière directe ce que voulait dire l’inconscient ?

Il fut vite évident que le mécanisme principalement responsable était un espèce de « censure » qui , non seulement déformait, mais faisait aussi oublier avec une extrême rapidité, la majorité des rêves ou leurs détails les plus importants. Une fois établi, l’existence de cette « censure », l’ultime question était : Qu’est-ce qu’elle voulait défendre, et pour quelle raison ?

5.3.           Jung et l’interprétation des rêves

Si Freud distinguait entre le contenu manifeste du rêve et son contenu, une distorsion car la conscience ne peut admettre le message originel du rêve, trop perturbateur, et le travestir pour en faire une image acceptable. Jung, au contraire, postule que « le rêve est réellement un rêve. Il porte en lui sa signification…. Il n’est pas une façade mais une construction parachevée ».

Refoulement, censure, sublimation gardent leur importance, en tant que processus énergétique constitutifs de la vie émotionnelle, mais cette importance se trouve relativisée dans une vision plus large de la « Dialectique entre le moi et l’inconscient » où la dynamique relationnelle est sous le signe de la compensation : les processus inconscients se situent dans une position de compensation par rapport au conscient. L’avantage d’une telle conception est qu’elle évite de considérer que conscient et inconscient s’opposent et permet d’envisager une complémentarité. Ainsi, plus la conscience est unilatérale, plus les contenus des rêves porteront la marque de conflit. Inversement plus elle s’ouvre et s’élargit sur le monde intérieur, mieux elle réalise un équilibre spontané.

L’évolution des rapports entre conscience et inconscience personnel progresse au profit de la conscience. Plus on prend conscience de soi-même et plus s’amincit et disparaît la couche de l’inconscient déposé sur l’inconscient collectif.

6. Le transfert

6.1.           Définition, notion clé
Le transfert est le déplacement d’une ancienne relation affective sur la personne de l’analyste. Une des règles fondamentales est qu’il ne faut jamais interpréter le transfert avant qu’il ne soit établi. L’analyste se devra d’annoncer progressivement au patient qu’il vit une relation déjà vécue dans le passé avec une personne clé de son histoire. Les relation de transfert se caractérise essentiellement par le faut qu’elles sont inapropriées en qualité, en quantité et en durée. Il y a un coté excessif, inadapté qui permet de les repérer comme telles.

6.2.           Les deux formes de transfert
On retient deux formes de transfert, le positif et le négatif qui sont en fait les deux l’aspect positif et négatif du transfert.

·      Le positif : Transfert de sentiments tendres, confiance, admiration, amour.

·      Le négatif : Hostiles, méfiance, agressivité, haine.

6.3.           Névroses de transfert
·      Les névroses de transfert sont les cas dans lesquels le transfert peut s’établir (les psychotiques en étaient jugés incapables) elles sont aujourd’hui appelées névroses (phobique, hystériques, obsessionnelles). La névrose de transfert est une névrose artificielle qui est due au fait que la patient n’accepte pas toujours de revivre une névrose qu’il avait mis de côté.

·      Les névroses narcissiques sont aujourd’hui appelé psychoses (schizophrénie, paranoïa, manie-dépressive), le transfert est difficile.

7. Structure de la psyché

Une fois éclaircies les particularités de la vie sexuelle et psychologique infantile, il restait à Freud un autre problème à résoudre : à partir du moment où l’on tenait pour fonder les observations relatives aux enfants, où allaient donc finir toutes ces charges agressives liées à la formation des complexes et qui, on le découvrit très vite, étaient présentes chez tous les êtres humains ? Comment pouvaient-elles garder intacte leur capacité énergétique après des

années ?

Freud supposa donc que notre psyché est structurée en deux parties : sa partie rationnelle nous permet de vivre notre vie de tous les jours et sa partie irrationnelle, ou inconsciente, contient tous nos sentiments, nos sensations, nos haines et nos amours: tout ce qui a marqué notre enfance. En substance, selon la psychanalyse, notre appareil psychique se présenterait ainsi :

La perception sensorielle : relation entre notre vie psychique et le monde matériel.

·      Le « sur moi » : conscience ou « sur-égo «  représente tous les interdits, les enseignements, une morale injectée de telle sorte que nous les considérons comme notre propre création.

·      La « préconscience » : souvenir latent, culture individuelle. Elle fait partie du « Moi ».

·      Le « moi » : représente notre personnalité consciente, notre monde rationnel. C’est un peu la partie visible de l’iceberg au-dessus des flots de l’inconscient où sont dissimulés tous les sentiments d’agressivité.

Ainsi, grosso modo, toute névrose est une sorte de compromis entre la nécessité d’exprimer une situation de conflit et celle de masquer la signification (sexuelle) liée au symptôme névrotique.

8. Autres courants psychanalytiques

8.1.           C.  JUNG.

Le premier, Jung approfondit deux concepts essentiels : d’un côté celui de l’inconscient collectif ; de l’autre, celui d’introversion et d’extraversion.

Pour ce qui est de l’inconscient, Jung , à la différence de Freud, l’interprète comme tout ce qu’il y a de non encore adapté existant dans la vie humaine. Il considère que l’évolution de l’homme consiste à passer progressivement de l’irrationnel au rationnel. Cet inconscient commun à toute espèce humaine (Inconscient collectif) représente seulement la partie primitive qui n’est pas encore arrivée à un processus complet de rationalisation.

La force qui fait évoluer ce processus est la libido mais dans un sens très différent que celui que lui donne Freud.

8.2.           Alfred Adler (1870 – 1937)

Selon lui, les névroses trouvent leur origine dans un complexe d’infériorité lié à une déficience majeur ou latente de type organique. Ce complexe engendre une forme « d’hypercompensation » qui engendre tous les symptômes de la névrose.

8.3.           H. Rivers
Ce qui est le plus important, c’est l’instinct de conservation. En cela, il s’oppose à la libido Freudienne. Il considère en l’homme, deux stades d’évolution des tendances instinctives : le plus primitif se manifestera par des réactions violentes et impulsives ; le second, plus évolué, montrerait des réactions plus nuancées. La psychonévrose ne se manifeste que lorsque ces personnalités sont en désaccord.

8.4.           Autres techniques
Elles tendent à réduire le temps d’analyse et à vaincre les résistances individuelles.

1.   La narco-analyse : Injection de barbituriques. Le malade dans une semi-conscience peut exprimer le contenu de son inconscient.

2.   La psychothérapie analytique : Elle ne prétend pas résoudre le conflit principal mais seulement mettre le patient en condition de vivre avec sa psychose ou sa névrose.

3.   « Training Autogène » (relaxation) : Elaboré par la psychiatre allemand Schultz, cette technique est fondée sur les sensations de pesanteur et de chaleur, liées à la décontraction musculaire. C’est un mélange de techniques suggestives, auto-suggestives aussi et de psychothérapie verbale.

4.   La psychothérapie de groupe : Réunir des patients affectés des mêmes problèmes, et qui puissent avoir un même genre de rapport entre eux.

5.   La psychothérapie familiale : Idem mais apport des parents et des enfants.

6.   La cure de sommeil sélective : Cinq à sept patients vivent ensemble à peu près trois semaines. La cure commence pour tous selon le même rythme. Il s’établit des interactions qui favorisent le degré de sociabilité.

7.   Psychodrame (J. L Moreno) : Au cours de la représentation scénique, le patient peut interpréter tous les personnages sur lesquels sont dirigés ses pulsions agressives. Il arrive ainsi à se « connaître » dans la  fiction du drame et parvient à mettre en évidence les mécanismes névrotiques et psychotiques de l’inconscient.

8.   L’Ergothérapie : La rééducation par le travail aide l’individu à retrouver son équilibre. Il y trouve l’occasion de décharger son « Moi » sur un objet extérieur, brisant ainsi le cercle qui l’enferme.


[1] Flot de parole désordonnée, incoercible et rapide que l’on rencontre dans certain états d’excitation psychique.

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